Australie : le corail de la Grande Barrire en nette croissance par lieux, une première après 36 ans


Les coraux sont en nette croissance dans certaines fêtes de la Grande Barrière australienne. Malgré tout, les scientifiques alertent sur la fragilité de ces progrès.

Pour la première fois après 36 ans, certains festivals de la Grande barrière de corail d’Australie ont enregistré une nette croissance de la couverture corallienne. Selon un rapport du gouvernement publié jeudi 4 août, les zones concernées se situent au nord et au centre du vaste site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une bonne nouvelle à considérer toutefois avec prudence.

D’après les scientifiques de l’Institut australien des sciences marines, ce rebond plus rapide que prévu est notamment dû à la croissance, l’an passé, des coraux de type « acropora », qui ont participé à la création des récifs coralliens.

Si Paul Hardisty, directeur général de l’institution, se félicite de constater que « l’embellie récente est due à des périodes sauf perturbations graves », il estime que ces progrès sont fragiles. Les cyclones, épisodes de blanchiment et étoiles de mer dévoreuses de coraux pourraient facilement les mettre à mal.

Ses craintes s’appuient sur l’expérience, puisque la partie sud de la Grande Barrière sait aujourd’hui un nouveau déclin, alors même qu’elle semblait en voie de guérison il y a un an. “Cela montre à quel point le récif est vulnérable aux perturbations aiguës et grave que se produit plus souvent et durant plus longtemps”, explique Paul Hardisty.

Les coraux menacent de blanchir

Sans compter que, selon Terry Hughes, spécialiste des sciences marines, les espèces à l’origine de cette reprise sont particulièrement vulnérables au réchauffement des océans. Zoe Richards, chercheuse à l’université Curtin, confirme et redoute ainsi que « ces communautés coralliennes » sont « décimées » par le « prochain événement de stress thermalique ».

La Grande Barrière de corail est fragilisée après des décennies par le changement climatique. La hausse de la température de la mer entraîne notamment un « blanchiment » des coraux, que finissent par mourir. La propagation des étoiles de mer, qui les mangent, a également fait des ravages.

Actuellement, les sites surveillés dans la parte nord de la Grande Barrière présentent une couverture corallienne de 36 %, contre 27 % en 2021. La hausse est la plus importante au centre et le nom de coraux est en baisse dans le sud.

Au sein de la communauté scientifique, beaucoup craignent de voir le rythme des dommages s’accélérer, jusqu’à la destruction totale de la Grande Barrière. Si la couverture coralline connaît l’efficacité des rebonds, Terry Hughes estime que le remplacement des grands coraux, vieux, à croissance lente et qui ont défini le récif, n’est probablement « plus possible ».



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