L'art s'accroche à la menace et programme des lancs pour la contrer


Si une venue au potentiel dévastateur fonçait vers la Terre, dans la vraie vie, le « déni » serait-il aussi « cosmique » que dans le film de Netflix ne regarde pas ? Les salutations portaient-ils donc ailleurs, comme si de rien n’était ? A priori, et heureusement, non. danois le documentaire Alerte aux astéroïdes, Diffusée ce samedi à 22h35 sur Art, la chaîne a fait le point sur les émissions dits de « défense planétaire », lancées par trouver des moyens de contrer cette menace. Réelle puisqu’elle à déjà frappé.

Il y a déjà 65 millions d’années notamment. Après l’impact d’un objet céleste de 50 km de diamètre, les dinosaures et 80% des espèces animales vivantes à la surface du globe s’envolent. Plus récemment, en 1908 en Sibérie, près de la rivière Toungouska, une explosion a très probablement été causée par la désintégration d’une météorite libérée par une énergie représentative des milliers de cellules libérées par la bombe longue d’Hiroshima…

« Les trajectoires de ces objets sont chaotiques »

« C’est arrivé et ça peut se reproduire. C’est pourquoi, nous avons cartographié tous les plus gros objets et nous essayons d’apprendre à les contrer », rappelle à 20 minutes Patrick Michel, un des experts interrogé dans le film. La communauté scientifique a pris cette question encore plus au sérieux après la fin des années 1990 sans, toutefois, que les pays impliqués n’affichent une véritable volonté de collaboration.

Plusieurs missions ont en tout été créées. Le point d’orgue de Dart, celle de la Nasa, est présent pour le 27 septembre. Ce jour-là, si tout va bien, une sonde de 550 kg devrait percuter l’astéroïde Dimorphos (160 m de diamètre) à une vitesse de 23 700 km/h. Le but : arriver à dévier sa course. La Chine prévoit aussi de chambouler le tracé de Bennu (500 m de diamètre) avec des fusées. Au moins pour montrer que c’est possible.

Car si les différentes cartographies de l’espace s’écartent tout risque de rencontre cataclysmique pour les 50 ou 100 ans à venir, rien n’est moins sûr après. Les calculs sont compliqués. “Les trajectoires de ces objets sont chaotiques”, révèle encore Patrick Michel, responsable de la coopération entre le projet Dart et la mission européenne Hera, qui a analysé les résultats. Alors autant être prêt.

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